22.03.23 Dans la peau d’Ed Lacy. Un inconnu nommé Len Zinberg, un livre de Roger Martin

Pourquoi partir à la recherche des traces d’Ed Lacy, auteur de roman policiers traduits en français dans les années 1960 dans la Série noire? Derrière ce pseudonyme se cache Len Zinberg, auquel Roger Martin après avoir proposé une nouvelle traduction de Room to Swing, sous le titre de Traquenoir consacre une passionnante biographie.

Lacy Ed, Blanc et noir, trad. Michel Deutsch, Paris, Gallimard, coll. « Série noire », 1968 ; Lacy Ed, Pétards mouillés, trad. Michel Deutsch, Paris, Gallimard, coll. « Série noire », 1969.

Lacy Ed, Traquenoir, Paris, Editions du Canoë, 2022

Roger Martin, Ed Lacy. Un inconnu nommé Len Zinberg. Paris, À plus d’un titre, 2022

Les noms de plumes d’un drôle d’oiseau

Len Zinberg (1911-1968) est un « juif non-juif » new-yorkais, pour qui la politique comptait plus que la religion. Il était d’ailleurs athée. Il adhéra au Parti communiste américain, épousa une Africaine-Américaine, joua de ses noms de plume pour entretenir le quiproquo et se faire passer pour un auteur noir, et choisit de se réincarner finalement sous l’identité d’Ed Lacy afin d’échapper aux griffes du maccarthysme. La vie de ce New-Yorkais condense une part de l’histoire de la ville, de l’histoire de la gauche américaine, des mobilisations des Africains-Américains et de ceux qui se sont engagés à leurs côtés. Zinberg publie dans de très nombreux magazines et nous découvrons aussi à travers lui le monde de l’édition, depuis ses engagements à gauche des années 1930 jusqu’à la censure maccarthyste.

L’enquête que mène Roger Martin, un spécialiste du roman noir et auteur de nombreux ouvrages, se métamorphose elle-même en roman policier, tant Len Zinberg a brouillé les pistes. Leonard Samuel Zinberg, né en 1911 à Ithaca, près de New York, a écrit sous de multiples identités, Ed Lacy, mais aussi Steve April, Russell Turner, et d’autres pseudonymes encore peut-être.

Un « Juif non-juif » antiraciste

Ses parents sont nés en Russie à la fin du XIXe siècle et se sont rencontrés à Newark. Ils sont des lecteurs assidus de Di Freiheit [La liberté], qui devient en 1927 Di Morgen Freiheit [La liberté du matin], le journal en yiddish des juifs communistes new-yorkais, diffusé à la fin des années 1930 à 27 000 exemplaires dans la seule ville de New York. En effet, à la fin de cette décennie, près de 50% des adhérents new-yorkais du Parti communiste sont juifs (p. 26). Par ailleurs, les Africains-Américains sont aussi très nombreux à rejoindre les communistes qui lancent en 1932 une campagne pour défendre les neuf de Scottsboro. Comme l’écrivaient les sociologues St. Clair Drake et Horace R. Cayton : « Les rouges gagnèrent l’admiration des masses noires par défaut. Ils étaient les seuls blancs qui avaient l’air de réellement se soucier de ce qui leur arrivait ».

Ces neufs jeunes Africains-Américains, âgés de 12 à 20 ans, qui avaient été injustement condamnés à mort pour viol en 1932 – ils ne furent finalement pas exécutés, mais passèrent des années en prison, jusqu’au début des années 1950 pour le dernier d’entre eux à être libéré. Carter Dan T., Scottsboro: A Tragedy of the American South, Baton Rouge, Louisiana State University Press, 1969 ; Amis B. D. et Refregier Anton, « They Shall Not Die! The Story of Scottsboro in Pictures: Stop the Legal Lynching! » Voir aussi les très belles linogravures en défense des accusés reproduites récemment dans Khan Lin Shi et Perez Tony, Scottsboro Alabama: de l’esclavage à la révolution, trad. Franck Veyron, Montreuil, Éditions L’Échappée, coll. « Action graphique », 2014.

St. Clair Drake et Horace Roscoe Cayton, Black Metropolis: A Study of Negro Life in a Northern City (Harcourt, Brace, 1945), p. 736.

La vie de Len Zinberg permet de découvrir les liens de solidarité qui se sont développés à gauche entre Juifs et Noirs. Ces relations pourraient sembler aller de soi, pour deux minorités chez lesquelles on trouve de nombreux exemples de fascination réciproque. Ainsi, dès la fin du XIXe siècle, différents prédicateurs noirs ont initié les cultes dits des Black Hebrews qui proclament que les Africains-Américains sont les descendants directs des premiers Hébreux, et adoptent des rites inspirés de la religion juive. Plus que d’un intérêt pour cette religion, il s’agit pour eux de proclamer leur primauté dans la lignée des peuples bibliques. Mais l’antisémitisme est lui aussi présent au sein de la minorité noire comme différentes déclarations médiatiques de sportifs ou de rappeurs l’ont illustré récemment. Par exemple, en 2022 la star du basket-ball des Brooklyn Nets, Kyrie Irving, a été suspendue pendant deux semaines pour avoir fait la promotion d’un film antisémite en ligne, Hebrews to Negroes, qui reprend des théories antisémites en accord avec les factions les plus extrêmes des Black Hebrews. Avec Ed Lacy. Un Inconnu nomme Len Zinberg, on découvre une autre facette de ces relations Noirs-juifs, unis dans la lutte contre le racisme.

Cette alliance, Len Zinberg la traduit également par son mariage en 1938 avec Esther Flatts, journaliste africaine-américaine qu’il a rencontrée l’année précédente et qui travaille au Morgn Freiheit. Le couple vit à Harlem, milite au Parti communiste et fréquente des écrivains noirs américains parmi lesquels Langston Hughes. Ce dernier écrit à propos de Zinberg qu’il est « l’un des meilleurs écrivains blancs qui écrivent sur les Noirs » (p. 39).

Zinberg choisit très souvent d’aborder le sujet du racisme anti-noir, comme dans son premier roman publié en 1940 chez Bobbs-Merrill, Walk-Hard, Talk-Loud à propos d’un boxeur noir exploité par son manager. Le roman reçoit un très bon accueil. Le romancier Ralph Ellison écrit dans New Masses, un magazine culturel lié au Parti communiste, qu’il s’agit d’un « premier roman passionnant […] dont la vision de la vie des Noirs ne s’accompagne ni de condescendance, ni d’idées préconçues » (p. 58).

Walk Hard - Talk Loud par ZINBERG, Len: Very Good Softcover (1950) |  Between the Covers-Rare Books, Inc. ABAA

Parmi ces cultes on peut citer les Commandment Keepers, le Moorish Zionist Temple et la Beth B’nai Abraham Congregation. Voir Dorman Jacob S., Chosen People: The Rise of American Black Israelite Religions, New York, Oxford University Press, 2012 ; Bonnefoy Baptiste, « Aux origines des Black Hebrews », sur le carnet de recherche Relrace. https://relrace.hypotheses.org/1142

En mars 2023 paraît sur ces questions : Bruder Edith, Histoire des relations entre juifs et noirs : de la Bible à Black Lives Matter, Paris, Albin Michel, 2023.

On pourrait trouver s’étonner que les Black Hebrews puissent véhiculer ainsi des discours antisémites, mais certains se proclament les véritables Hébreux, contre les juifs américains, présentés comme des usurpateurs. Par ailleurs ces cultes ont une longue histoire de misogynie, d’homophobie, de xénophobie et d’islamophobie.

 Son titre prend le contre-pied d’une expression trouvée dans la Bible, speak softly. Isaïe (40, 1-11)

L’ouvrage reçoit même une critique élogieuse du célèbre journaliste africain-américain George A. Schuyler, dont la plume est pourtant d’ordinaire féroce. Il écrit dans le Pittsburgh Courier que le roman est « bien supérieur » à Native Son de Richard Wright, paru en 1938. Ce n’était pourtant pas l’avis d’une des lectrices professionnelles de Bobbs-Merrill. Elle avait noté sur sa fiche rendue au comité éditorial :

[…] artifice, obscénité et vulgarité […] Les sympathies communistes explicites et la propagande noire ne pourraient que rendre furieux de nombreux lecteurs. […] Je suppose que la lie de la terre l’apprécierait.

p. 62

On ne sait ceux qu’elle désignait par cette « lie », mais pour elle sans doute cela devait représenter une masse de gens importante, puisque le roman qui rencontre un vrai succès, est republié en poche en 1950. Mais Len Zinberg se consacre surtout au genre de la nouvelle, très populaire aux États-Unis.

Il est adapté au théâtre, en 1944 par l’American Negro Theatre, et de nouveau en 2016.

Peretz Pauline, Une armée noire: Fort Huachuca, Arizona, 1941-1945, Paris XIXe, Éditions du Seuil, coll. « L’univers historique », 2022 ; « https://revue.alarmer.org/une-armee-noire-fort-huachuca-arizona-1941-1945-un-livre-de-pauline-peretz/ », consulté le 14 mars 2023.

Un auteur prolifique et engagé

Zinberg/Lacy/April/Turner écrit énormément : en 1940, il a déjà publié plus de 175 nouvelles, et en a écrit plus de 450. Dès l’âge de 15 ans, il avait commencé à proposer ses textes dans la presse. Ses nouvelles paraissent dans de nombreux magazines et journaux : dans la presse littéraire The Latin Quarterly (dont le titre évoque le quartier latin), Gayety, ou the American Mercury, mais aussi dans les pulps, ces magazines populaires tels 10 Story Book et For Men Only. Mais comme il l’écrit dans une nouvelle « les pulps paient un cent le mot et 50% de ce que vous écrivez est refusé, alors imaginez le boulot pour gagner 30 dollars chaque semaine ». Plus prestigieux, et mieux rémunéré, d’autres nouvelles paraissent dans des slicks, magazines plus haut de gamme au papier glacé tels Esquire et Coronet. Il collabore régulièrement à la presse de gauche liée au Parti communiste, The Daily Worker, Champion Labour Monthly, ce qui ne rapporte presque rien, mais montre son engagement constant avec la gauche.

Enfin, il publie dans la presse noire dont The Afro-American et différents journaux locaux africains-américains. Il écrit régulièrement dans le Pittsburgh Courier, un des principaux journaux africains-américains, et il passe souvent pour un auteur noir, comme différents courriers des lecteurs le mentionnent. Il joue d’ailleurs lui-même de ce qui-pro-quo qu’il entretient : sous la plume d’Ed Lacy il traite dans un article du Courier de la question du passing. Il en discute « pour la plupart d’entre nous », comme s’il était un auteur noir, alors que lui-même fait ainsi acte de passing, du blanc vers le noir. Ses multiples noms de plume lui permettent également de faire son auto-promotion, et dans le courrier des lecteurs sous la plume d’Ed Lacy, il recommande vivement l’adaptation au cinéma de Walk-Hard, Talk-Loud, le roman qu’il a signé de son véritable nom. Pour répondre aux courriers des lecteurs d’Esquire, qui s’indignaient de la description à charge des policiers donnée par Len Zinberg dans une nouvelle, c’est de nouveau Ed Lacy qui prend la plume et s’emporte : « les flics dans tout le pays ne sont rien d’autre qu’un tas de bons à rien stupides et arrogants ».

En 1942, il est appelé sous les drapeaux et participe à la campagne d’Italie. Durant la guerre il écrit pour le magazine destiné aux soldats, Yank, aux côtés d’auteurs et de scénaristes engagés à gauche, Saul Levitt, Walter Berstein, Irwin Shaw, Merle Miller, William Saroyan, Marion Hargrove. Roger Martin montre comme le comité de rédaction parvient au travers du courrier des lecteurs à mettre en avant une ligne progressiste, contre la ségrégation, contre les discriminations à l’égard des Niseis, les Américains d’origine japonaise. Yank publie par exemple en 1944 la lettre intitulée « Démocratie ? » d’un caporal africain-américain qui décrit une situation vécue à Fort Huachuca, Arizona où les soldats noirs sont entrainés : huit militaires africains-américains attendent une journée dans la gare proche, et ne trouvent à déjeuner que dans la cuisine du buffet de la gare, tandis que des prisonniers allemands peuvent eux s’assoir dans la salle du restaurant. Len Zinberg y publie notamment des nouvelles humoristiques, telle « The Man who Liked Spam ». Le Spam, pour spiced ham, jambon épicé, qui a donné son nom aux mails indésirables, est le fameux jambon en conserve fabriqué depuis 1926 et distribué aux soldats, qui avait la réputation d’être immangeable. Le personnage de Zinberg l’adore, et son goût bizarre pour le Spam finit par le faire réformer, diagnostiqué pour troubles mentaux.

Yank disparaît en 1946 : une campagne de presse dénonce l’infiltration communiste au cœur de l’armée américaine, et Yank comme la tête de pont de la cinquième colonne soviétique. La publication est interrompue par l’armée. Dashiell Hammett et d’autres anciens de sa rédaction lancent en 1946 le magazine Salute, qui prolonge la même ligne éditoriale, mais se trouve aussitôt sous les feux des dénonciations pour communisme et disparaît à son tour en 1948.

« Passing » et maccarthysme, changer de peau pour garder la sienne

Le maccarthysme, et plus largement la chasse aux sorcières qui s’en prend à toutes les idées contestataires bien avant que le sénateur McCarthy ne lance sa croisade anti-communiste avec la Commission parlementaires aux activités anti-américaines, de même que les combats des auteurs engagés pour continuer de publier sont décrits dans l’ouvrage. C’est d’ailleurs le sujet du quatrième roman de Zinberg, Hold with the Hares, dont le titre s’inspire de l’expression run with the hounds and run with the hares, autrement dit jouer sur tous les tableaux. Il raconte le combat dans les années 1930 d’un étudiant exclu de l’université pour ses idées, qui louvoie entre reniements et constance dans son engagement ; l’allusion au climat politique est transparente. Ce roman, le dernier que Zinberg signe de son véritable nom, est cité dans la presse réactionnaire comme un livre à proscrire aux côtés de ceux d’Howard Fast, de Norman Mailer (Les Nus et les morts), de Stefan Heym (Les Croisés). Durant ces années, un élu de l’Alabama s’interroge même sur l’appartenance de Christopher Marlowe (1864-1893) au Parti communiste, de même qu’il dénonce un certain monsieur Euripide qui prône la guerre de classe dans ses écrits.

Durant cette période Len Zinberg se glisse progressivement dans la nouvelle identité d’Ed Lacy, sous laquelle il publie une succession de romans noirs, sans jamais renoncer à ses idées. Il est l’un des premiers à donner le rôle principal à un personnage d’enquêteur noir dans Room to Swing en 1957. Il introduit aussi des héros indiens dans Shakedown for Murder, et dénonce la Guerre du Vietnam. Ses romans policiers rencontrent un succès grandissant, et Roger Martin, lui-même auteur de romans noirs, résume chacun d’eux ce qui permet de constater à quel point ce genre permet d’aborder les questions de société les plus diverses.

Enfin, il faut signaler les « Entre parenthèses », ces digressions bienvenues dans lesquels Roger Martin raconte son propre parcours d’auteur-enquêteur, sur le Ku Klux Klan (AmeriKKKa, en 1988), sur George Arnaud en 2005 ou sur Martin Luther King Jr. (Le rêve brisé en 2018).

Au final Ed Lacy, un inconnu nommé Len Zinberg est un ouvrage passionnant. Il est parfois un peu touffu, on regrette souvent que les références des informations ne soient pas assez nombreuses. L’auteur raconte au fil de son récit sa propre démarche de recherche, aussi intéressante que la vie de Zinberg. On y croise Abel Meeropol, l’auteur de la chanson interprétée par Billie Hollyday, Strange Fruit, Dashiell Hammett, Annette Rubinstein, et tant d’autres figures de la gauche littéraire américaine, à propos de laquelle les recherches d’Alan Wald sont une autre lecture indispensable, mais celle-ci en anglais. Après Traquenoir, publié aux éditions du Canoé, il ne reste qu’à espérer que de bien inspirés éditeurs redécouvrent les romans de Zinberg, Hold with the Hares, Walk-Hard, Talk-Loud, pour les proposer aux lecteurs francophones.

Bibliographie

Wald Alan M., Exiles from the Future Time: The Forging of the Mid-Twentieth Century Literary Left, Chapel Hill, Univ. of North Carolina Press, 2002 ; Wald Alan M., American Night: The Literary Left in the Era of the Cold War, Chapel Hil, N.C., University of North Carolina Press, 2012 ; Wald Alan M., Trinity of Passion: The Literary Left and the Antifascist Crusade, Chapel Hil, N.C., The University of North Carolina Press, 2007.

  • AMIS B. D. et REFREGIER Anton, « They Shall Not Die! The Story of Scottsboro in Pictures: Stop the Legal Lynching!. »
  • BONNEFOY Baptiste, « Aux origines des Black Hebrews », consulté le 7 mars 2023.
  • BRUDER Edith, Histoire des relations entre juifs et noirs : de la Bible à Black Lives Matter, Paris, Albin Michel, 2023.
  • CARTER Dan T., Scottsboro: A Tragedy of the American South, Baton Rouge, Louisiana State University Press, 1969.
  • DORMAN Jacob S., Chosen People: The Rise of American Black Israelite Religions, New York, Oxford University Press, 2012.
  • DRAKE St Clair et CAYTON Horace Roscoe, Black Metropolis: A Study of Negro Life in a Northern City, New York, Hartcourt, Brace and Cie, 1945.
  • KHAN Lin Shi et PEREZ Tony, Scottsboro Alabama: de l’esclavage à la révolution, trad. Franck Veyron, Montreuil, Éditions L’Échappée, coll. « Action graphique », 2014.
  • LACY Ed, Traquenoir, Paris, Editions du Canoë, 2022.
  • LACY Ed, Pétards mouillés, trad. Michel Deutsch, Paris, Gallimard, coll. « Série noire », 1969.
  • LACY Ed, Blanc et noir, trad. Michel Deutsch, Paris, Gallimard, coll. « Série noire », 1968.
  • PERETZ Pauline, Une armée noire: Fort Huachuca, Arizona, 1941-1945, Paris XIXe, Éditions du Seuil, coll. « L’univers historique », 2022.
  • WALD Alan M., American Night: The Literary Left in the Era of the Cold War, Chapel Hil, N.C., University of North Carolina Press, 2012.
  • WALD Alan M., Trinity of Passion: The Literary Left and the Antifascist Crusade, Chapel Hil, N.C., The University of North Carolina Press, 2007.
  • WALD Alan M., Exiles from the Future Time: The Forging of the Mid-Twentieth Century Literary Left, Chapel Hill, Univ. of North Carolina Press, 2002.

Pour citer cet article

Olivier Maheo, « Dans la peau d’Ed Lacy. Un inconnu nommé Len Zinberg, un livre de Roger Martin », RevueAlarmer, mis en ligne le 22 mars 2023, https://revue.alarmer.org/ed-lacy-un-inconnu-nomme-len-zinberg-un-livre-de-roger-martin/

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